posté le 04-06-2026 à 06:33:12
L'Angleterre...
Qu'est-ce que je parlais bien anglais !
Pas tout de suite, au bout d'un an ca commencait a aller mieux...
Je me souviens du jour ou un resident du Novotel Bradford me demande ou est la petite salle de son seminaire, je lui indique comment y acceder, et d'un seul coup d'un seul, sans hesitation, je lui sors, certainement pas d'une prononciation parfaite, bien fichue quand-meme, there is the key on the door, avec la langue sous les dents tout bien comme il faut...
Et aussi, j'avais termine mon service et allais pour remonter dans la chambre en bout de couloir que je partageais avec Graham, chambres en bout de couloir reservees au personnel habitant loin de la maison, en passant devant la reception, la ou la receptioniste me demande si je veux bien remettre un fax a l'occupant d'une chambre au meme couloir d'ou c'est que je vais... j'accepte, ca coute rien... dans l'ascenseur je lis le fax (il n'etait pas dans une enveloppe scellee, je n'ai fait que lire) qui disait que grace au travail du recipendiaire une affaire de milliers de dollars avait ete conclue, et il recevait les felicitations du grand patron... je me dis que le gars sera tellement heureux qu'il va me laisser un bon pourboire, je me disais 5 Livres Sterlings au moins !
Je frappe a sa porte, il ouvre, je lui dis for you sir, je ne bouge pas, prenant l'air de quelqu'un qui n'attend pas, il lit, son regard s'illumine, il dit que ca merite un pourboire, fouille dans sa poche et me met des pieces dans ma main, je ne regarde pas car je ne m'attendais pas a quoi que ce soit, le remercie et le quitte...
En marchant je regarde ce que contient ma main... sept pence... je crois que j'ai pense que c'etait vraiment pas beaucoup...
A Bradford j'allais souvent au cinema... j'ai vu Borsalino and co avec Alain Delon qui parle anglais... et des films en veux-tu, en voila...
J'etais banqueting porter, je m'occupais de tout ce qui etait salles de banquets, de conferences, de seminaires... installation et rangement... j'avais un local avec le materiel, dont un projecteur pour projeter des images sur un ecran (que j'avais dans mon materiel aussi), un bureau avec du papier et de quoi ecrire pour noter le travail a faire et le travail fait... (Avant d'avoir la fonction de banqueting porter, j'etais en salle de restaurant, et aux petits dejeuners en chambres le matin, the room service what !)...
Mais je ne veux pas aller trop vite, d'ailleurs j'ecris tellement doucement ce souvenir, cherchant mes mots, comme un projecteur pour projeter des images ca a bien un nom mais je fais au plus presse, et comme j'ai un qwerty, je n'ai pas d'accents qui faciliteraient les choses, comme mettre l'accent sur le u de ou quand ca indique un lieu...
Mon local je le fermais toujours a cle, jusqu'au jour ou je sors pour je ne sais plus quoi, quand je reviens le projecteur n'etait plus la... j'ai regarde la voiture du chef de cuisine en me disant que le projecteur y etait peut-etre et je n'ai pas ete voir... sa voiture n'etait jamais fermee, ce que j'apprendrai par la suite... et ce n'est que deux jours plus tard que je vais voir le directeur de l'hotel pour lui avouer que je ne sais pas ou est le projecteur... ce n'est que maintenant que vous venez me le dire, me dit-il en colere, vous etes vire... une fois redescendu de son bureau, je le vois sortir le projecteur de la voiture du chef, le chef etait avec lui... le directeur m'avait dans le colimateur depuis un moment deja... ce coup il avait reussi a se debarrasser de moi... c'est un collegue qui me dira que la voiture n'est jamais fermee a cle, je pensais que j'y trouverai le projecteur, dans le coffre peut-etre...
Je me repete, c'est rien, j'ai toujours moyen de revoir mes ecrits, les imprimer, relire, corriger, et faire des chapitres... on verra ce que deviant ce blog, que pour l'instant j'ai l'intention de laisser en l'etat...
J'avais ete a l'inspection du travail, bien avant ca, quand le directeur m'avait propose de chercher un emploi, pensant qu'il me congediait... enfin je crois, je ne sais plus, c'est tellement loin tout ca...
Et puis il y a eu Angela... qui en avait eu assez de moi quelques semaines avant le projecteur...
C'est peut-etre ca que je n'avais pas toute ma tete ?
Un texte avec des histoires de femmes plus tard, peut-etre ?
Ce qui est certain, apres donc l'affaire du projecteur, c'est que j'ai trouve un autre boulot tres vite, un hotel-restaurant a Oxford, annonce dans un mensuel hotelier, kitchen-porter, aide de cuisine, en d'autres mots faire la vaisselle et eplucher les pommes-de-terre... et je suis parti avec un joli paquet d'argent, solde de tous comptes...
J'arrive donc a Oxford... a la sortie de la gare, je vais manger une soupe a la tomate au restaurant (pas celui ou j'avais ete engage, un autre) suivi du taxi qui m'emmene au Linton Lodge Hotel, celui-la qui m'embauche...
On me presente la cuisine, la chambre ou je vais dormir dans la maison du personnel a cote de l'hotel, je commence a travailler le lendemain...
Le personnel etait en majorite espagnol, avec une sud-americaine, un francais (avec moi ca faisait deux) et deux ou trois italiens...
J'ai quitte ce travail sans preavis, j'etais au chomage trois mois, puis j'ai trouve le meme boulot a New College...
Je suis reste six ans et des poussieres a Oxford... j'en ai des choses a raconter... la fois ou j'ai pris une biture au champagne...
La chronologie de mes emplois : Linton Lodge Hotel, New College, Speakeasy Pizza, Bleu Blanc Rouge restaurant, un restaurant dont j'ai oublie le nom, une maison de retraite dont j'ai oublie le nom, avec de temps a autres des periodes de chomage...
Punaise, Oxford... il y en a a dire !
Coventry et Bradford pareil, de quoi raconter... moins...
Juste a l'instant je me pose la question : Ce ne serait pas plus facile d'ecrire une fiction ? Une fiction basee sur des faits reels... avec pour titre L'homme qui s'y croyait...
Les memoires il suffit de se souvenir...
Au Linton je fais la connaissance de Joseph Tosti, un francais, serveur et trotskyiste... j'en ai fait des piquets de greve avec lui, et d'autres, en soutien a la classe ouvriere, et defiler...
Il est mort une nuit, son chauffage au gaz defectueux, a Londres ou il avait trouve un emploi dans un Gemtlemen's Club...
Une fois, on avait conge le meme jour, on a ete manger un poisson (les anglais cuisent bien le poisson) et on avait force sur la biere, le pinard, aperitif et digestif... il pissait au milieu de la rue en marchant... pas tout de suite en sortant du restaurant, dans une rue calme...
Et Steve Turnock, la drogue son peche mignon, mon collegue de travail... j'ai fume l'herbe guili-guili avec lui...
Il avait fait des sejours en cures de desintoxication... c'est lui qui m'a presente Patricia la couguar (on utilisait pas le terme couguar dans les annees 70, en tout cas je ne suis pas au courant)... elle etait mariee, son mari etait au courant... je n'en dirais pas plus, vous ne lisez pas Les aventures erotiques de l'homme qui s'y croyait !
Steve quitte le boulot, trouve un petit appartememt, me demande si je veux pas le co-louer avec lui, car un peu cher... je dis d'accord... et dans la foulee quitte mon emploi...
Debute trois mois de chomage... que voulez-vous ? La jeunesse, le besoin d'aventure se fait sentir !
Je cherchais du boulot, faut pas croire... je passais du bon temps aussi, a feter, boire, fumer (pas que des Marlboro)...
C'est la periode que Steve me presente Patricia... le mari savait, Steve ne savait pas, que je frequentais Patricia... la copine a Patricia savait aussi, mais elle n'etait pas du genre a batifoler avec les petits jeunes... j'aurais pas dit non, les deux copines seraient fachees, mais c'est pas mon probleme...
Ou alors Patricia me pretait a sa copine... naaaaan, juste un fantasme...
Le fantasme de pret j'y ai pense en ecrivant, je n'y ai jamais songe a l'epoque...
Bon, ca derive, j'arrete d'ecrire pour cette fois...