posté le 19-05-2026 à 09:20:24
J'ai recu mon visa, j'achete les billets d'avion, allers simples...
Tuti rentre chez elle, je la suis, ou je commence une nouvelle vie, elle me guidera et me conseillera...
Six mois d'envois de papiers, d'argent et d'attente... un peu plus de six mois qui auraient pu etre ecourtes si ce n'etait pour la crise covid... d'ailleurs c'est bien simple, sept ou huit semaines apres notre arrivee, l'Indonesie refermait ses frontieres...
Envois d'argent, faut pas exagerer, six cent euro, et un releve bancaire, et signature d'un document qui stipule que si je tombe malade du covid, je prend les soins a ma charge...
Jusqu'a trois mois apres notre arrivee le port du masque en public etait obligatoire... pas trop au village, a moins que les gens soient reunis en nombre pour une raison ou une autre...
On descend de l'avion, on arrive au controle aux frontieres ou sont installes des chaise, on s'assoit, on attend...
Une jeune femme verifie les telephones portables voir si l'application de je ne sais plus quoi anti-covid y est bien installee... c'est Tuti qui l'a sur son telephone, moi je n'ai pas de telephone... donc Tuti a son application, et mon application...
Ensuite on passe aux guichets, moi etranger, Tuti nationale, le douanier regarde mon visa envoye par Bengkulu en provenance de Jakarta, me dit de ne pas oublier de le faire valider avant la fin du mois, et je retrouve Tuti de l'autre cote...
Ca me fait penser, arrives a Paris le 9 avril de cette annee, un douanier a quelques metres de la porte que nous venions de franchir (avec d'autres passagers) nous indique "Union europeenne a gauche, autres nationalites a droite", je lui dis que je suis francais, ma femme indonesienne, il me dit d'aller avec elle... petite incartade, reprenons la suite de nos aventures...
On va recuperer les bagages, trois valises, la troisieme nous a coute autant qu'un siege economie, et on voit la sortie !
Pas encore, il y a la semaine de... de... le mot m'echappe... lockdown, enferme et nourri, mais on voit personne...
Tuti n'aura pas a payer les cinq jours, moi oui...
Elle veut que nous restions ensemble, c'est possible, dans l'hotel ou je dois aller, toutefois elle devra payer elle aussi...
On remplit des papiers et on attend, on attend... on fait venir un taxi pour nous, on attend...
On roule en direction de Jakarta...
On est a l'hotel, rebelote les bagages par le tunnel a rayons, on paye d'avance, on monte par l'ascenseur, comment on fait pour ouvrir la porte de notre chambre ? Un homme qui passe nous l'ouvre... un isole comme nous, certainement... il doit etre pres de sortir sinon il se promenerait pas dans le couloir...
D'ailleurs le jour de notre sortie ils nous ont vraiment fait attendre...
Trois repas par jour nous etaient servis, on avait une belle vue sur les immeubles du Jakarta moderne, Adi le fils d'Edi frere de Tuti passera a la reception laisser du soda, biscuits et chocolat que la reception nous deposera a la porte...
La reception on les appelle, ca repond pas...
On avait une tele avec plein de chaines, un lit moelleux et une salle de bain qui faisait la moitie de la chambre, et du the, cafe a profusion...
On nous a medicalement verifie a notre arrivee, et a notre depart...
On est sorti masque sur le visage, Edi est venu nous chercher, on a vu un cousin, on a ete manger au restaurant...
On est reste trois jours chez Edi puis, en voiture et ferry on est alle a Suro Baru...
A Sumatra on a fait de l'autoroute, puis de la route de montagne, le gps nous a lache dans la foret aux arbres coupes (on s'en est sorti car il y a toujours moyen de croiser quelqu'un) et mon Dieu que c'etait long !
Apres une vingtaine d'heures de voiture nous sommes a Curup, la famille vient nous voir, nous dormons dans un lit, le lendemain nous sommes a Suro Baru...
A Suro Baru je vois enfin ma maison, et j'y entre... ca faisait bien quatre ans qu'elle etait construite... Indah, soeur de Tuti et sage-femme l'utilisait pour les preparations a l'accouchement, la faisant ainsi vivre...
En Indonesie le papa n'assiste pas a l'accouchement de son epouse, il attend dehors avec les grands-parents, les oncles, les tantes, les enfants (s'ils ne sont pas a l'ecole)...
J'entre donc dans la maison qui me parait immense... meme que ca m'a fait gloup dans la gorge...
On a enleve les sandales... comme voulait le faire Tuti en 2012 quand elle est arrivee a Feldkirch, dans l'appartement que je louais... je lui dis non, en France on met des pantoufles, que je n'en avais pas, qu'on achetera plus tard...
Cote vetement Tuti ne coute pas cher en France, elle portait du dix ans...
Elle avait sur le dos une veste polaire quand le soleil brillait de mille feux, car en France le soleil des chauds jours est quelque peu different du soleil tropical, avec l'equateur plus bas...
Bref, reprenons ma narration, la maison est pleine d'amis et de famille... ca s'assied pae terre, ca discute, ca boit de l'eau et du cafe...
Je fais un live messagerie facebook avec ma soeur en France, ainsi elle participe a la fete (son mari aussi)...
Ririn, soeur de Tuti, a un geste de salutation en direction de ma soeur, geste dont ma soeur me demande l'explication... je lui explique...
Je m'expliquerai a votre egard plus tard, quand l'inspiration me le dit...
Parce que vous avez des auteurs, a un point de leurs recits, qui s'adressent aux lecteurs, pas obligatoirement pour expliquer une situation ou une pensée, juste pour echanger, tout en sachant que le lecteur ne peut pas repondre...
Parce que, et la on peut dire que ca fait partie de mon travail d'ecriture que vous etes en train de lire, quand j'etais celibataire (lors d'une de mes longues periode de celibat) j'ecrivais avec grande facilite...
Je ne me plains pas de l'arrivee de Tuti dans ma vie, qui aurait ete differente si je m'etais apercu a temps qu'Elaine a Oxford dont j'etais amoureux, n'etait pas amoureuse de moi... j'aurais un bon boulot, magasinier a New College...
On peut dire qu'Oxford, bien que ne connaissant pas tout, je connaissais un peu...
Les pubs... The Rat Hole, j'en etais un des habitues, nous jouions aux darts, nous chantions en choeur... The Abingdon Arms, irlandais, un orchestra y venait de temps a autres, musique... The Port Mahon, son coin lecture, des livres a lire...
Et d'autres... certains ou je n'aurais ete qu'une fois...
Ah oui... le pub au bord de l'eau... qu'est-ce qu'il y avait comme monde !
Les discotheques pas mal non plus (pas en nombre, en qualite)... je me revois dans l'une d'elles, mais en etait-ce une ou un lieu de boissons avec une piste de danse, qui ferait penser a une scene de theatre, sorte de cabaret en quelque sorte...
Comment s'appellaient ces night-clubs ?
Ca facilite ma causette avec des noms...
A Bradford, avec du personnel de Novotel, apres le boulot, on y allait... boite de nuit sympa, une fois acceuilli par le DJ annoncant l'arrivee des francais, car a Novotel il y avait bien du personnel francais qui se distinguait...
A Leeds, rien qu'une fois, la musique stoppaient a chaque fois que les teles accrochees aux murs passaient une scene de bagarre du James Bond qu'elles diffusaient... C'etait d'un chiant !
Mes memoires vont dans tous les sens... je dois me discipliner...
Faut que je chapitre tout ca...
Chapitre 1 : Mon enfance, mon adolescence...
Chapitre 2 : Travail, vie d'adulte...
Chapitre 3 : Pourquoi ecrire un best-seller...
Le titre du 3eme chapitre peut encore changer...
Un peu d'erotisme, comme celui de San-Antonio (Frederic Dard) qui m'a souvent fait rire, j'aime beaucoup les romans policiers de Dard, et ses autres romans egalement...
De l'erotisme marrant...
Reprenons nos esprits...
Les personnes dans ma vie, sans en faire une oeuvre pleine de personnages mais de peu d'action...
C'est quand-meme du boulot d'ecrire... qu'est-ce que je desire finalement ? Laisser le blog en l'etat ? Le faire publier ?
Pas comme ca, faut tout mettre en ordre...
Non ! C'est plus rigolo quand j'ecris et repete ce qui passe par mon cerveau...
Il faut de la discipline... des textes tous plus ou moins d'une meme longueur (la j'en suis a 8092 caracteres)...
8121 (j'ai fait du rajout)...
8152... 58... 64... stop !